SUIS-JE ENCORE UNE ENTREPRENEURE?

Cette question, je me la posée souvent. Depuis le jour où j’ai décidé de mettre fin aux activités de mon entreprise, je me suis demandée si j’allais encore faire partie ou non de la communauté entrepreneuriale, si je pouvais encore me considérer comme une femme d’affaires. J’étais tellement fière d’être impliquée dans ce milieu que j’avais peur de ne plus y appartenir.

Qu’est-ce qui fait qu’une personne est entrepreneure? Est-ce qu’elle doit avoir envie de faire beaucoup d’argent? Est-ce qu’elle doit créer un produit révolutionnaire? Est-ce qu’elle doit avoir pour ambition que son entreprise devienne la meilleure dans son industrie? Est-ce qu’elle doit absolument s’investir à plein temps dans son projet?

Après mûres réflexion, j’ai compris quelque chose de très important : lorsqu’on est entrepreneur, c’est dans notre sang. Ce n’est pas un titre d’emploi, mais plutôt une caractéristique de notre personnalité. Être entrepreneur, c’est avoir une flamme, une envie de faire changer les choses, une idée si puissante qu’on devient convaincu qu’elle doit se réaliser. Entreprendre, c’est l’acte de passer des rêves à la réalité et de foncer.

Sans hésitation, je suis une entrepreneure.

Portée par mes passions, j’ai une vision de ce que je veux faire et apporter aux autres. Sans avoir un nom d’entreprise, je porte une mission unique et j’offre le meilleur de mes capacités pour l’atteindre. Je n’ai pas peur des défis et j’ai la conviction qu’avec persévérance et créativité je pourrai surmonter même les plus exigeants. Cette fougue, elle m’habite et me confirme que j’entreprends à tous les jours, que ce soit à petite ou à grande échelle.

Alors que j’ai fermé mon entreprise en août 2016, j’ai depuis entrepris plusieurs projets entrepreneuriaux. En plus de la création de mon blog, j’ai obtenu quelques mandats en consultation et j’ai décidé avec mon conjoint de conserver notre condo pour le louer. Voilà déjà trois façons qui me permettent à tous les jours de renforcir mes compétences entrepreneuriales et de me développer.

Est-ce que j’ai des projets de plus grande envergure? Oui. Est-ce qu’ils se réaliseront cette année? Probablement pas.

Je ne suis pas pressée. J’ai envie d’entreprendre à mon rythme, de m’impliquer là où j’ai envie d’être et d’accepter que toutes mes idées ne peuvent pas se réaliser demain. Je veux aussi prendre le temps de me connaître comme entrepreneure, de savoir quels sont les intentions derrière mes projets. C’est l’erreur que j’ai fait la première fois : je me suis lancée dans un projet qui demandait beaucoup de temps à Québec, alors qu’en réalité je savais très bien qu’à court-moyen terme je voulais voyager et travailler à l’international.

Alors pour l’instant, je serai entrepreneure à temps partiel. Un jour, je serai très certainement prête à nouveau à m’investir dans un projet, et j’ai bien l’intention d’en faire un succès 🙂

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