JE NE SUIS PAS EN VACANCES

Partir en coopération internationale, ça n’a rien à voir avec des vacances. L’objectif premier n’est pas d’aller s’amuser dans un autre pays et de prendre du temps pour soi, mais plutôt de mettre à disposition d’une communauté qui en a besoin son savoir-faire et son savoir-être. L’idée est d’être disponible pour les autres et de faire de notre mieux pour les appuyer dans leurs démarches.

Cette année, je ne vais pas me rouler les pouces, croyez-moi! J’ai à peine fini de m’installer que j’ai déjà des choses à faire, des gens à rencontrer et des présentations à préparer. Avec les cours d’espagnol au travers de cela, je suis décidément très occupée. Et c’est tout à fait normal! Je n’ai qu’un an pour faire avancer des projets, alors je dois commencer tout de suite à me rouler les manches si je veux pouvoir constater le fruit de mon travail avant de quitter le pays.

Je me souviens de ma session d’études à Lisbonne. À cette époque, tout était différent. Je n’avais que quelques heures de cours par semaine (auxquelles je n’assistais pas toujours) et c’était tout. Pour vous donner une idée de la quantité de temps libre que j’ai eu en six mois, voici un petit récapitulatif de ce que j’ai fait en dehors de mes quatre cours universitaires :

  •    J’ai voyagé dans 39 différentes villes, dispersées dans 12 pays.
  •    J’ai écouté tous les épisodes de la série How I met your mother.
  •    J’ai dormi en moyenne 10 heures par nuit pendant 186 jours.
  •    J’ai participé à plus d’activités sociales en six mois au Portugal qu’en 3 ans au Québec.

Cette année, je ne devrais pas avoir autant de temps à « perdre ». Déjà, j’ai un horaire de travail de base qui est assez bien rempli. Je dois être présente au bureau de 8h00 à 17h30, avec entre 30 et 60 minutes de pause par jour pour dîner. Comme l’université pour laquelle je travaille est à 15 minutes de chez moi, voilà déjà 50 heures par semaine où je suis en dehors de la maison. Ajoutons à cela trois heures de cours d’espagnol, du temps pour les courses et les tâches ménagères, ainsi qu’environ huit heures de sommeil par nuit… Il me reste donc 50 heures par semaine pour faire ce que je veux.

Est-ce que c’est du temps libre? Bien sûr que non! J’essaie de mettre trois heures par semaine sur mon mandat avec le Réseau immobilier, puis s’ajoute ensuite la rédaction d’articles de blog, le maintien de mon compte Instagram et, bien entendu, la création, publication et traduction de mon vlog sur Youtube. En réalité, il ne me reste que très peu de moments pour faire du social, prendre des nouvelles de ma famille et mes amis, regarder des films ou émissions et relaxer, tout simplement.

Je dois vous avouer cependant que je suis très bien avec cette situation. Je suis une personne qui carbure aux projets, et j’adore avoir des choses à faire qui me motivent et me passionnent. Si je ne suis pas occupée, je tombe du côté sombre de ma personnalité, et je peux alors devenir la personne LA plus paresseuse au monde… Et j’essaie d’éviter le plus possible.

Est-ce que je vais arriver à profiter du fait que je suis au Pérou? Bien sûr que oui! J’ai prévu quelques aventures dans le pays et je vais essayer de découvrir plus en profondeur les alentours. Ce n’est pas parce que je suis occupée que je vais m’empêcher de vivre! Toutefois, ma priorité demeure le bon déroulement de mon mandat, et je vous assure que je vais le mener à bien.

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