COMMENT NE PAS RATER SA CORRESPONDANCE

Avez-vous déjà pris un vol avec une ou plusieurs correspondances?

Si oui, vous savez sans doute qu’il y a des points importants à considérer lors de l’achat de vos billets d’avion afin d’optimiser votre voyage et de diminuer les chances de manquer votre deuxième ou troisième vol. Si vous êtes moins familier avec le transport aérien, voici ce qui, selon moi, sont les facteurs clés lors du choix de votre itinéraire.

Le coût des billets

Je crois qu’on s’entend tous sur une chose : personne ne veut se ruiner pour partir en vacances. C’est donc la base de chercher le meilleur prix pour ses billets d’avion, que ce soit en ligne ou via une agence de voyage. Cependant, je vous conseille de prendre en considération les prochains critères avant d’ajouter ces vols à votre panier d’achat.

Le nombre de vols

Moins il y a de transferts, mieux c’est. C’est clair que pour le même prix, je vous recommanderai toujours l’itinéraire le plus direct, car c’est celui qui sera le moins stressant. Plus on a des changements de vols, plus cela demande de la coordination. Malheureusement, vous constaterez bien vite qu’il n’y a rien de plus normal qu’un avion en retard.

Les aéroports de transit

Même si les vols directs sont les plus intéressants, il n’existe pas encore de route aérienne entre toutes les villes du monde, alors il est plus que probable que vous ayez à faire certaines correspondances. Si lors de vos recherches vous trouvez différents itinéraires de vols, je vous conseille de vous informer sur les aéroports des transferts. On conseille souvent aux voyageurs d’éviter de transiter par les États-Unis lorsque c’est possible, parce qu’il faut automatiquement passer les douanes (ce qui peut être très long, croyez-moi).

Le temps entre les vols

Sachez qu’à certains endroits vous allez devoir récupérer vos bagages et repasser la sécurité, vous devrez passer des douanes ou encore votre prochain vol sera dans un autre terminal, à plusieurs minutes de marche. Ces éléments sont très importants à prendre en considération par rapport au temps de votre correspondance. Si je devais vous donner une durée optimale pour un transfert, je dirais que 2h-2h30 est l’idéal. Ce n’est pas trop long, mais ça vous laisse de la marge pour les retards, les déplacements et les imprévus.

Cependant, on n’est pas à l’abris des situations inattendues. La météo, les situations politiques, les bris mécaniques et les erreurs humaines sont des éléments qui affectent bien souvent les horaires de vols. Dans ces cas-là, même une bonne planification et beaucoup d’expérience en transport aérien ne vous aideront pas.

C’est exactement ce qui m’est arrivé hier! Alors que mon vol de Québec à Toronto était prévu pour 14h15 en fin de semaine, les conditions météorologiques ont fait en sorte que le départ a été retardé. Vous savez, le fameux mot « DELAYED » sur l’écran qui affiche les départs et les arrivées? Tout ce qu’on peut faire dans ce temps-là, c’est attendre et prier.

Initialement, j’avais 1h45 à l’aéroport de Toronto pour attraper ma correspondance, ce qui est un peu moins que ce que je vise habituellement, mais ce n’est pas moi qui avait acheté les billets. Quand j’ai consulté le tableau des vols, j’ai vu que le délai était de 1h10. Là, j’ai un peu paniqué. Environ 35 minutes pour sortir de l’avion et me rendre au quai d’embarquement ce n’est pas impossible, mais c’est serré. Très serré.

En plus du départ différé, nous sommes arrivés en retard sur l’itinéraire. J’étais dans l’avion et je sentais le stress monter en moi : j’avais seulement 25 minutes pour changer de terminal avant le décollage de mon vol pour Lima. Chaque minute comptait.

J’ai entrepris de courir, mais je dois admettre que ça n’a pas été un succès. Avec un sac à dos de 40L, aucun entraînement et de l’asthme peu contrôlé, ça s’est vite transformé en marche rapide. Escalier, tapis roulant, passerelle, escalator, corridor… Je regardais mon cellulaire à chaque minute en me demandant si j’allais y arriver. J’étais si près, mais tellement épuisée!

Et c’est finalement que je l’ai vu. Mon quai d’embarquement, qui était encore ouvert. Les agentes avaient eu le message que vous étions quelques passagers de Québec à prendre ce vol et ils nous avaient attendus. Quel soulagement! Je suis entrée dans l’avion à 17h43, soit deux minutes avant l’heure prévue du décollage. OUF!

La suite de l’histoire est un peu moins sexy. Je plains un peu mon voisin de siège, qui m’a vu arrivé complètement rouge, suante et essoufflée. J’hyperventilais, mais au moins je n’avais pas à trouver un plan B, et ça faisait bien mon affaire. On peut dire qu’après ça je me suis tenue très tranquille dans le vol jusqu’à Lima 😉

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