J’AI PASSÉ 10 JOURS SUR LE DOS

La semaine dernière, j’ai écrit un article où j’expliquais comment mon état de santé avait affecté mon voyage en Colombie. À ce moment, j’étais loin de me douter que je n’en avais pas fini avec ce cauchemar!

Quand j’ai écrit cet article samedi dernier, j’avais déjà été consulté trois fois. Une première fois dans la clinique de l’Université, où l’infirmière m’avait donné une injection et une pilule pour m’aider à récupérer et apaiser les symptômes. Le jour même, j’avais été dans une clinique familiale pour rencontrer un médecin et passer des tests, juste pour m’assurer que ce n’était rien de grave. Étonnée devant les résultats des tests en comparaison avec mon lamentable état de santé, la docteure m’avait prescrit des médicaments et une diète. Comme 24 heures plus tard rien n’avait changé, elle avait renouvelé mes prescriptions et m’avait demandé de venir la voir le lundi matin. Finalement, je ne suis jamais retournée la voir.

Le dimanche en fin de soirée, j’ai commencé à avoir extrêmement mal au ventre. J’ai tenté d’apaiser la douleur, mais il n’y avait rien à faire, je devais aller voir un professionnel. Je suis donc allée dans une clinique d’urgence, où on m’a fait passer de nouveaux tests et où on m’a immédiatement pris en charge. J’y ai passé la nuit, incapable ou presque de fermer l’œil.

Aujourd’hui, ça fait une semaine depuis cet événement, et je recommence tout juste à me sentir mieux. Avec la diète et la fatigue, j’ai perdu l’appétit, que je tente de retrouver petit à petit. On a détecté dans mon système digestif un parasite et deux bactéries, que j’ai probablement contracté par la consommation de mayonnaise pas fraîche. Je peux vous dire que je fais une grève de mayo pour les prochains mois!

Si j’ai détesté être cloué au lit pendant aussi longtemps, j’ai cependant eu énormément de chance dans cette aventure. J’ai réalisé que j’ai déjà une deuxième famille ici, prête à faire des pieds et des mains pour prendre soin de moi. Je suis tellement reconnaissante pour tout l’appui que j’ai reçu!

Je dois cependant lever mon verre (d’eau) à Karine, une volontaire d’Uniterra avec qui je me suis rapidement liée d’amitié. À tous les jours, elle s’est occupée de moi comme une sœur, m’apportant à manger et m’accompagnant chez le médecin. Elle a même passé la nuit entière avec moi à l’hôpital! Quand on est loin de chez soi, c’est exactement le genre de personne qui nous aide à se sentir bien, et je suis à tout jamais reconnaissante pour son support 🙂

Demain, je serai de retour au travail. Je suis un peu stressée, car je n’ai pas l’impression d’avoir retrouvé toute mon énergie, mais j’ai hâte de recommencer à vivre normalement. J’ai beau être une personne solitaire, je commence à avoir fait le tour de ce qu’il y a à voir dans ma chambre. Ce sera super de retrouver mes collègues et de reprendre le boulot!

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