UN AN DE COOPÉRATION INTERNATIONALE : MOIS 3

Voilà, me voici au troisième mois de complété de mon mandat. Déjà le quart de l’année de fait! J’ai tellement l’impression d’en avoir peu fait comparativement à ce qui s’en vient, les prochains mois seront définitivement encore plus intenses. En toute franchise, ça me plaît, car j’ai envie de repartir du Pérou avec le sentiment d’avoir donné le meilleur de moi-même et d’avoir contribué de mon mieux au développement des communautés avec lesquelles je travaille.

Après « adaptation » et « intégration », le nouveau mot du mois serait « organisation ». Cette fois-ci, la machine est bien en marche et le train avance à grande vitesse! Je ne pense même plus aux différences culturelles ou à la maison, toute mon énergie est dans la préparation des activités prévues à mon agenda.

Des rencontres d’équipe, des visites des partenaires, des appels conférences… Il n’y a pas de temps pour s’ennuyer! C’est motivant, parce que je peux observer rapidement les résultats de ces efforts. J’adore les projets sur lesquelles je planche, et je n’ai pas de difficulté à me lever du lit pour me rendre au boulot. Venant d’une fille qui a travaillé à son compte pendant deux ans, je vous jure que c’est un exploit!

Je dois dire que je ne me sens pas comme une employée dans le rôle qui m’a été attribué. J’ai droit à beaucoup de flexibilité et de confiance de la part de mes collègues et superviseurs, ce qui me rappelle les conditions que j’avais comme consultante externe. J’adore ce genre de relation professionnelle, car je m’y sens à l’aise d’être moi-même et d’avancer à mon rythme, ce qui automatiquement me rend plus productive.

Avec les activités d’envergure sur lesquelles j’ai travaillé dernièrement pour l’Université César Vallejo, j’ai eu très peu de temps pour donner suite aux projets plus spécifiques à Village Monde. Cependant, j’ai établi un bon plan d’action pour la suite et ça devrait être super intéressant. C’est donc à suivre de très près!

Ma plus grande difficulté du dernier mois a été en relation à ma santé, qui a été plutôt instable. Bien que ça ne m’ait pas empêché de continuer à avancer dans les projets, ça a été un bon coup sur le moral et j’avais certainement très hâte de pourvoir retrouver mon énergie. Si aujourd’hui tout n’est pas à 100% rétablit, je me sens tout de même vraiment mieux et je suis très positive pour la suite.

Je me sens de plus en plus chez moi ici, à Tarapoto, et j’y ai pris mes aises. J’ai maintenant mes petites habitudes et un bon réseau de contacts qui me permettent d’oublier parfois que ceci n’est que pour une période bien précise. Et dire qu’il ne reste que 75% de la durée de mon mandat à réaliser… Incroyable!

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